2.1.14
Click'N Ride Day 29 and 30
Le morveux de St. Louis
L'enfant qui est en nous.
Nous devons écouter l’enfant que nous avons été un jour, et qui
continue d’exister en nous. Cet enfant sait ce que sont les instant magiques.
Nous pouvons étouffer ses pleurs, mais nous ne pouvons faire taire sa voix.
Paulo Coelho, Sur le bord de la rivière
Paulo Coelho, Sur le bord de la rivière
Click'N Ride Days 19 to 23
“Hey toi ! arrête de marcher dans cette direction, il y a des mines ! ”
Après avoir été pris en stop
par un agent de sécurité qui traçait à du 160km/heure , un contrebandier qui
évitait tous les barrages militaires, un camion de poisson et m’être fait
arrêté trois fois par les militaires, je viens de traverser le Sahara
Occidental.
Je n’ai
pas pris de photos pour deux raisons :
- la
zone est sous surveillance militaire et je n’ai pas envie de me faire
confisquer mon matériel et de payer, en plus, une amende.
- le
sable pourrait fortement abimer mon matos
Je suis
arrivé à la frontière mauritanienne, des camionneurs guinéens m’y ont
déposé. Enfin. A chaque pause, on retrouvait leur potes de route : des
ivoiriens, maliens et sénégalais qui font également la route des marchands, les
camions, en provenance d’Europe et du Maroc, pleins de marchandises. Je demande
quelques conseils sur mon itinéraire car j’espère passer par le Mali mais
toutes les routes ne sont pas sécurisés à cause de la guerre.
Ce fut long et fatigant. Il m’est arrivé d’attendre plusieurs heures, pouce en l’air, dans le désert. Mais j’y suis arrivé et j’en suis fier.
Ce fut long et fatigant. Il m’est arrivé d’attendre plusieurs heures, pouce en l’air, dans le désert. Mais j’y suis arrivé et j’en suis fier.
Pour
des raisons de sécurité, la frontière terrestre ferme à 16 heure. Je la
traverse le lendemain et je m’attendais à arriver directement en Mauritanie. Je
me retrouve dans un No Man’s Land de 4 km.
“Hey toi ! arrête de marcher dans cette direction, il y a des mines ! “
Je ne quitte pas la route, pour éviter de marcher sur une mine, et je fais ce chemin à pieds, je ne veux pas prendre le risque de me faire kidnapper dans cette zone sans autorités.
“Hey toi ! arrête de marcher dans cette direction, il y a des mines ! “
Je ne quitte pas la route, pour éviter de marcher sur une mine, et je fais ce chemin à pieds, je ne veux pas prendre le risque de me faire kidnapper dans cette zone sans autorités.
Une
fois la douane mauritanienne atteinte, je ne sais pas par où commencer : Des
postes des polices en vrac et éparpillés un peu partout et des personnes qui te
proposent de faire du change tous les 5 mètres. Je passe la frontière et je
fais, de nouveau du pouce. Un jeune mauritanien, Elvellani, accepte de me
déposer à Niadibou. Je l’avais déjà croisé à plusieurs reprises entre Dakhla et
la frontière. Je passe d’ailleurs la nuit chez lui et je rencontre son
cousin Sidi Ahmed, le fils Dahan Ould Ahmed Mahmoud, l’ancien ministre des affaires
étrangères et candidats aux élections. On discute toute la soirée de la
situation du pays avant d’aller faire une partie de billard dans le quartier
arabe.
Demain
je vais à Nouakchott, la capitale.
Click'N Ride Day 18
Sahara
Mercredi 18 décembre
Je dépasse enfin Agadir. A moi le fameux Sahara dont je rêve depuis que je suis gosse. J’me souviens d’un dessin animée que je regardais en boucle à chaque vacances scolaires : “Ali et le vaisseau du désert” (The camel boy pour la VO).
Annas Yakine m’avait parlé d’une Oasis pas loin de Guelmim : Tighmert. Il avait insisisté pour que je rencontre une certaine Saliha Pascal, une expat’ qui y tient une maison d’hote depuis une dizaine d’années. Je marche et cherche sa maison dans l’Oasis quant un homme m’interpelle. Il devait avoir la soixantaine, le teint foncé et un turban autour de la tête. Ah oui ! Il était à moto !
“Bonjour, je suis le chef du village et on m’a prévenu qu’un étranger trainait dans les parages” me dit-il. Je lui explique que je cherche la maison de Saliha et il m’indique le chemin à suivre.
Je découvre un gîte traditionnel en terre cuite. On aurait dit que la maison sortait du sol, qu’elle faisait partie du décor depuis toujours. J’aime ce genre de symbiose entre constructions humaines et nature.
Saliha est une ancienne hippie qui a posé ses valises au Maroc après avoir parcourue le Monde. La Maison Saharaouie est un lieu magique de rencontres, de découvertes et de repos ! J’y ai d’ailleurs rencontré par hasard Ali, un mec qui compte faire 16 semi-marathons en 16 semaines dans les 16 régions pour 16 causes citoyennes. Impressionnant ! C’est fou ce qui se passe au Maroc pour le moment !
La fin d’année approche et Omar, le fils de Saliha, est impatient de découvrir ses cadeaux sous le palmier de Noël. (photos à découvrir sur mon blog : clicknride.wordpress.com )
Je dépasse enfin Agadir. A moi le fameux Sahara dont je rêve depuis que je suis gosse. J’me souviens d’un dessin animée que je regardais en boucle à chaque vacances scolaires : “Ali et le vaisseau du désert” (The camel boy pour la VO).
Annas Yakine m’avait parlé d’une Oasis pas loin de Guelmim : Tighmert. Il avait insisisté pour que je rencontre une certaine Saliha Pascal, une expat’ qui y tient une maison d’hote depuis une dizaine d’années. Je marche et cherche sa maison dans l’Oasis quant un homme m’interpelle. Il devait avoir la soixantaine, le teint foncé et un turban autour de la tête. Ah oui ! Il était à moto !
“Bonjour, je suis le chef du village et on m’a prévenu qu’un étranger trainait dans les parages” me dit-il. Je lui explique que je cherche la maison de Saliha et il m’indique le chemin à suivre.
Je découvre un gîte traditionnel en terre cuite. On aurait dit que la maison sortait du sol, qu’elle faisait partie du décor depuis toujours. J’aime ce genre de symbiose entre constructions humaines et nature.
Saliha est une ancienne hippie qui a posé ses valises au Maroc après avoir parcourue le Monde. La Maison Saharaouie est un lieu magique de rencontres, de découvertes et de repos ! J’y ai d’ailleurs rencontré par hasard Ali, un mec qui compte faire 16 semi-marathons en 16 semaines dans les 16 régions pour 16 causes citoyennes. Impressionnant ! C’est fou ce qui se passe au Maroc pour le moment !
La fin d’année approche et Omar, le fils de Saliha, est impatient de découvrir ses cadeaux sous le palmier de Noël. (photos à découvrir sur mon blog : clicknride.wordpress.com )
Click'N Ride Day 14 to 17
En marche dans le Haut Atlas.
Samedi 14 décembre.
Aujourd’hui, je quitte Essaouira. J’ai comme plan de me diriger vers le désert
pour découvrir certains villages dont on m’a parlé sur ma route. Deux portugais
logeant dans la même auberge que moi m’annoncent qu’ils quittent également le
lieu mais pour une autre autre destination : un camp de voyageur quelque part
dans le Haut Atlas. Il ne fallait pas m’en dire plus, je change de plan et je
les suis. Un pote à eux, Yassine, nous rejoint. Ce qu’ils avaient oublié de me
préciser c’est qu’ils comptent s’y rendre à pieds.
La suite de l'histoire, accompagnée de photos, de ces 3 jours en montagne sur
mon blog : http://clicknride.wordpress.com/ –
Click'N Ride days 11 and 12
Sunset @ Essaouira - Amis du soir, bonsoir!
Après avoir obtenu mon visa pour la Mauritanie et avoir rencontré le fameux Anass Yakine, je décide de quitter Rabat et me diriger vers le Sud. Une grosse journée s'annonce.J'ai parcouru 450 km en une journée. Camion, voitures et transports locaux m'ont permis d'atteindre mon but. J'évite, si possible, de faire du pouce une fois la nuit tombé, histoire de ne pas faire face à des situations évitables. Le soir, si je me déplace, je privilégie les transports locaux.
Ce qui est chouette quand on fait du stop, au-delà du fait que c'est gratos, c'est les rencontre que l'on peut faire. Faire un bout de chemin avec des étrangers, ce genre de moments éphémères de partage. En échange du service rendu par l'automobiliste, j'essaie à mon tour d'être aimable à ma manière en racontant des anecdotes sur mon voyage et également d'être à son écoute . C'est fou comme les gens ont tendance à se confier facilement à des personnes inconnues. La magie du moment imprévu : spontanéité et authenticité.
Une mention spéciale au mec qui insiste, une fois monté dans sa voiture, pour que je mette ma ceinture et après 50 km me demande si je peux aller m'assoir à l'arrière du pick up car on passe prendre sa femme sur notre chemin.
Minuit, me voilà enfin à Essaouira, une ville portuaire où il fait bon vivre. Je me dirige vers la Médina à la recherche d'un lieu où passer la nuit. Je découvre un endroit formidable, une sorte de repaire pour backpacker : 5 euros la nuit en dortoir, p'tit déj inclu. L'ambiance y est géniale et je me demande si je ne vais pas y rester 2-3 jours. C'est ça que j'aime lorsque je suis sur la route : avoir la liberté d'aller où je veux et m'arrêter où bon me semble. La liberté.


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